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19 août 2006
La maison du bonheur
Voilà 5 jours que nous sommes dans la capitale londonienne et ça me parait 5 semaines. Nous y avons déjà connu beaucoup de joie, de peur, de déception ou encore d’excitation. A peine arrivée lundi, nous avons eu le bonheur de connaître les arnaques typiques des nouveaux arrivés. Alors que nous étions juste descendues de l’Eurostar avec notre poids en bagage chacune, un charmant taxi est venu nous prêter main forte pour la modique somme de 75€ (je parle en euro pour une meilleure compréhension de tous). A savoir que nous n’avons fait que traverser le centre touristique de Londres. On faisait déjà un peu la tronche.
Une fois nos valises au pied de l’agence de location et les clefs en mains nous partions toutes contentes pour notre chambre à Notting Hill. Pour arriver à la chambre en question, nous avons pris le Tube (métro) - pas question de se refaire avoir avec un taxi - et bien évidemment fait un large détour avec, je vous le rappelle, notre poids en valises. Heureusement en bas de la maison, quelques jeunes nous ont aidé à les monter au deuxième étage où nous allions découvrir le nid loué pour 5 semaines. Et là, c’est LA grosse arnaque. Pour nos 150€ par semaines chacune, nous découvrons une chambre de 7m² sale, qui pue le tabac froid avec deux lits superposés qui brinqueballent à chaque mouvement d’orteil. Grosse déception. Il a fallut s’y installer tant bien que mal, filer au IKEA le plus proche pour acheter de la vaisselle et des draps propres (il faut voir ce qu’on nous a fourni) et faire le ménage jusqu’à minuit le premier soir pour pouvoir prendre une douche digne de ce nom, au milieu de ce gîte à gorets. Bref, notre premier jour fut plein de doutes. Que faisions-nous là ? Aurions-nous assez d’argents pour tenir le temps de trouver du boulot ? Nous plairions-nous un jour ? Le moral était malmené.
Les jours suivants, nous avons été régulièrement au centre d'accueil des Francais Charles Peguy en axant nos recherches essentiellement sur le logement. Il était inconcevable que nous démarrions un travail en habitant cette chambre où nos vêtements n’ont pu quitter nos valises faute de place. On a d’abord essayé de changer de logement provisoire auprès de notre agence, mais ce qu’on nous a montré était tout aussi accueillant. On est donc retourné à l’agence, avons pesté sur les conditions de logement, râlé sur le manque de sécurité du lit et rencontré celui dont nous avions du mal à croire en l’existence : l’homme de ménage ! Autant vous dire que nous lui avons expressément conseillé de changer de métier.
Le préavis posé pour le lundi 28 et 100€ euros chacune plus loin (bah oui pour passer d’un séjour de long terme à un court terme ils nous ont demandé de mettre au bout), nous avons visité plusieurs appartements. Souvent les quartiers étaient supers sympas (pour ceux qui connaissent : Holloway Road, Canada Water, Maida Vale, Queen’s Park...) mais les chambres étaient au choix : petites, sans meuble, sales, sombres, glauques, moches... et j’en passe !
Jusqu’à ce que hier nous arrivions à Dollis Hill. Quartier moyennement attractif, tres cosmopolite avec une majorité d’indiens donc assez calme et sur la ligne la plus rapide et sûre de Londres : la Jubilee Line. Tout ça à 20 minutes du centre de Londres. On fait un tour rapide et on se rend compte que l’adresse indiquée sur le papier est à 4 minutes à pied du Tube. Autant dire, assez rare à Londres. La maison n’est pas moche, mais hideuse. On reste perplexes avant de sonner en se disant que c’est encore une super grosse déception et on a surtout envie de partir en courant. Vincent, que j’avais eu au téléphone la veille nous ouvre la porte et nous amène dans le salon où nos futurs colocataires et celles que nous remplaçons nous attendent. L’intérieur de la maison nous surprend. Elle est sur deux niveaux mais compte 7 chambres de tailles raisonnables et un petit living. Vincent nous guide de pièce en pièce et nous découvrons : une belle cuisine équipée (lave-linge ET lave-vaisselle) qui donne sur un petit jardin avec une belle table en bois et deux bancs pour les repas conviviaux entre colloc’ 2, 2 petites salle de bain et surtout une maison très propres et une super ambiance. Les chambres proposées nous ont fait rêver par rapport à toutes celles proposés par d’autres loueurs : nickelles, lumineuses et joliment meublées.
On discute, leur dit qu’on se trouve un peu bêtes de partager une maison avec que des Français à Londres et on quitte la maison en leur promettant de leur donner une réponse le lendemain matin. En revenant dans notre mansarde de Notting Hill on refaisait déjà la déco de nos chambres et on s’imaginait tout le bon temps qu’on serait amené à partager avec eux.
Nous avons donc rencontré 3 des 4 garçons avec qui nous partagerons la maison en attendant une 7ème personne et nous avons craqué. Ils nous ont tous parut super sympas et des mecs très bien. On a quand même été aux autres visites prévues hier soir et ce matin, mais après des chambres sales qui puent et une autre où les souris sont chez elles, on les a rappelé pour leur dire qu’on acceptait avec un immense plaisir leur proposition et que nous arriverions dans une semaine. Voilà ! On aura mis 4 jours pour trouver la maison du bonheur à Londres. Le quartier n’est pas super, mais nous sommes très rapidement dans le centre et on en est quasi-sûres : on se sentira bien chez nous.
Marionnette
21:05 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Bon, en attendant que Pam finisse son article, j'ai eu le tps de lire les tiens…Ca m'a pas l'air de tout repos de s'installer "chez vous" ! Mais bon, visiblement ca s'arrange bien et du coup, ben ca me tarde !!!
Sur ce, bonne continuation. Je repasserai sur ton blog maintenant que j'ai l'adresse... pis faut dire que tes articles ont l'air un peu plus préparés que ceux que fait Pam en direct live :p
Bises
Ecrit par : pem | 19 août 2006
(Je viens du blog de Pam)
Felicitations et bienvenue en Angleterre, Il n'y a pas que des problèmes qu'avec des français, au moins eux, ils se plaignent pas quand le camembert, un peu vieux (donc parfait) empeste dans le frigo.
Bon courage.
Ecrit par : Jay Cee | 20 août 2006