02 avril 2009

La desperate housewives attitude ou Marionnette sarcastique

faf2.jpgVoilà cinq mois que nous avons quitté Londres et nos emplois, deux mois tout rond aujourd’hui que nous avons posé nos pieds sur le sol australien et un mois que nous sommes installés dans notre appartement de Sydney.

 

Depuis ? Thierry, à peine un (seul) CV envoyé, a trouvé un contrat d’un mois en web development assez bien payé et a déjà eu une proposition de sponsorship qui a de grandes chances de se concrétiser.

 

Moi ? Pas la même sauce… On ne sponsorise pas dans la vente en Australie. Ca, j’aurais du m’en douter… sauf que je ne me suis même pas posé la question avant d’arriver ici. La claque n’en a été que plus brutale.

 

C’est qu’avec nos WHV (Working Holidays Visa) d’un an, nous ne pouvons pas travailler plus de 6 mois chez le même employeur, sauf après négociations de sponsorship. Assez facile dans la profession de Thierry qui ne connaît pas la crise (ou en tout cas beaucoup moins que les autres domaines), complètement impossible pour le management en vente, qu’aucune entreprise ne pourrait justifier afin de me faire rester sur le territoire.

 

Toutefois, le tableau n’est pas si noir qu’il n’y parait, puisqu’en tant que compagne de longue route de Thierry (avec preuves à l’appui), je vais pouvoir me greffer sur son sponsor.

 

En attendant que ça arrive… désert de Gobi de mon côté.

 

Ma vie a donc pris une tournure inattendue ces derniers temps… cliché machiste qui plait temps à mon agent immobilier (Enzo Melani pour ne pas le citer), me voilà devenue desperate housewife ou femme au foyer si vous préférez.

 

Du matin au soir, mes journées se décomposent entre recherche d’un poste de nanny sur internet (emploi qui paye encore le mieux et qui semble à ma portée), repassage des chemises de mon homme, serpillère, aspirateur, époussetage, courses, préparation du dîner et d’un bon gâteau pour les petits déjeuners, toujours du même homme. Tout ceci, en nuisette, seule tenue vestimentaire que je supporte encore dans mon appartement orienté ouest, où la canicule sévit quotidiennement.

Stéréotype sexy ? Non, pas vraiment, je ne porte pas encore la guépière et les talons aiguille pour passer l'aspi, je vous rassure.

 

Il ne me manque plus que les enfants qui hurlent dans la pièce d’à côté et le tableau sera parfait. Ce qui ne devrait pas tarder si mes recherches s’avèrent fructueuses…

 

Thierry ne s’en plaint pas, bien au contraire… et « en profite tant que ça dure », dit-il très optimiste !

 

Enfin, je m’octroie tous les jours ma pause plage ou balade en bord de mer, histoire de me rassurer un peu… moi aussi j’en profite !

 

Et pourtant… pourtant ce n’est pas moi ! Je veux redevenir une business woman pour de bon ! A moi les tenues sexy, le maquillage de bitch, pardon biche, les engueulades sur qui fait le ménage ce weekend, mais surtout,… surtout un boulot avec des responsabilités !

 

 

Marionnette