14 août 2007
Un an à Londres
Il y a un an, j’arrivais à Waterloo par un temps à peu près aussi dégueulasse que celui d’aujourd’hui. Je venais de quitter Paris pour de bon, en y laissant derrière moi, mon chéri, 8 mois de chômage, mon premier chez moi, ma famille et mes amis. N’emmenant avec moi, que quelques fringues dont je me lasserais très vite, mais surtout ma meilleur amie.
Ce jour là, une fois quitté la maman de Pam, son chéri et le mien, Pam a pleuré. Moi, je souriais, malgré la boule qui me serrait le ventre en voyant mon Thierry me faire de grands signes derrière la baie vitrée de Gare du Nord. Mais je souriais. J’étais heureuse. Je ne savais pas vers quoi je me lançais, mais je quittais une vie dont les perspectives professionnelles et personnelles me déprimaient. Autant au début de ma recherche d’emploi, les annonces en communication de l’ANPE me faisaient rire (pige de la presse dans le secteur trépidant de la perceuse, être flexible sur les horaires, accepter un salaire de caissière), mais à force de lire ces variantes au fil des semaines, j’ai réalisé qu’en restant à Paris, je devrai tôt ou tard, accepter le moins pire. Le moins pire ? Ce n’est pas vraiment ça qu’on m’avait promis à la fin de mon école et encore moins ce que je m’étais imaginé.
Enfin, je pense qu’il n’y a pas vraiment de hasard, parce que certains de mes potes d’école on trouvé un boulot sympa, moi, je n’avais pas ma place à Paris. Ca m’a mis un coup de pied dans le derrière, pour accepter d’entreprendre un rêve de gamine : voyager.
Depuis mon retour du Canada il y a 5 ans, ça m’a toujours démangé. Deux fois, j’ai failli, mais il y avait toujours quelque chose qui me retenait. Cette fois-ci, pas d’excuse, même Thierry m’encourageait.
Et je l’ai fait, j’ai quitté ma vie. Et depuis cette phrase continue de se décliner. Car en un an, j’ai changé. Un mélange de régression et de prise de responsabilité. Etrange... mais je me glisse dans cette nouvelle Marion, comme dans une vielle paire de chaussons. Elle était là et je ne l’écoutais pas. Je n’écoutais pas ses rêves. En gros, je me niais purement et simplement. C’était pourtant simple à suivre comme ligne de conduite : suis tes envies, vis tes désirs, écoute-toi.
Après une année à Londres, qui est bien entendu, passée à une vitesse phénoménale, je suis assez contente. Je vous explique :
- J’ai appris à connaître une capitale hors norme et je m’y sens plutôt bien. Son centre n’a plus de secrets pour moi depuis un moment, j’ai mes adresses préférées et une diversité culturelle qui ne cesse de m’étonner. En revanche, raz le bol de son temps pourri, la prochaine étape : n’importe où au soleil !
- Côté professionnel, je n’ai connu que les Néréïdes. Au départ, manutentionnaire dans la cave de son magasin de Covent Garden, j’ai fini par y passer vendeuse. Mon boulot me plait énormément : j’aime le contact client, la magie du lieu, mes collègues, mon quartier et les bijoux. Et si tout va bien, je vous annonce encore une promotion dans quelques temps !
- Mon chéri m’a rejoint. Je pense que c’est l’un de mes plus grands bonheurs. Après un an à vivre dans des villes différentes, lui aussi a énormément évolué. On savait, quand je suis partie il y a un an, qu’on courait le risque de changer chacun de son côté de façons totalement différentes. Au final, on a profité chacun d’être seul, pour se retrouver, aller chercher au fond de nous ce qu’on était vraiment. Mais malgré toutes nos différences, on regarde plus que jamais vers le même horizon. C’est surprenant et très confortant.
Bref, même si ma vie pourrait être plus douce avec quelques degrés en plus, elle pourrait surtout être pire.
J’ai un boulot qui me plait, un compagnon de route très précieux, un cercle d’amis qui s’agrandit petit à petit et une peau dans laquelle je me sens beaucoup mieux.
Pour finir ce long article, je voudrais remercier tous ceux qui sont venus me voir en un an : Pauline (qui vient pour la 3ème fois, à la fin du mois), Gaby (qui repartait de sa 2ème visite ce matin et débarque pour de bon dans un mois), Tecapi, Emilie, Vincent, Sab, Tof, Maman et Papa. Et je n’oublierais certainement pas celle qui m’a suivi dès le début : Paméla.
Ca fait chaud au cœur d’être si bien entourée !
Marionnette
11:15 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01 avril 2007
Soirée multi-rythmes
A l'occasion de l'anniversaire de Rebeca, la responsable du magasin Camper où Paméla bosse, nous avons rejoins hier soir, une bonne douzaine de personnes à The Exchange en plein Chinatown. Grand bar à la déco d'inspiration industrielle, la chaleur humaine était au rendez-vous. Déjà, notre équipe comptait de nombreuses nationalités : Kenyane, Polonaise, Anglaise, Sud-Africaine, Italienne, Brésilienne, Française et pour épicer le tout Espagnole ! Le mot d'ordre : se mélanger et partager.
A peine un mojito siroté, nous sommes parties au taquet avec Pam, pour ne quasiment plus s'arrêté de danser jusqu'à 3 heures et demie du mat'. Car après The Exchange, qui comme tout bar anglais, a fermé ses portes à 23h (je ne m'y ferai jamais !), Béa, la copine de Pam, en visite pour le we, nous a entraîné au Walkabout, qui avait le mérite d'être juste à côté, donc de ne pas trop "casser" la soirée.
Quittant les rythmes techno-afro du The Exchange, nous avons poursuivi la soirée entre deux salles du Walkabout : Techno-House et variétés-rock.
C'était vraiment une bonne soirée où chacun est venu avec sa "touch" personnelle et je ne suis pas prête d'oublier ma danse endiablée avec mon cavalier brésilien !
Marionnette
13:05 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Walkabout, The Exchange
21 novembre 2006
HEU-REUSE !
Bah oui, je suis super heureuse ! Qui l'aurait cru ? Certainement pas moi qui suis venue à Londres à reculons.
Me voilà ici depuis plus de trois mois déjà et Londres m'a complètement charmée, j'en suis à me dire que le 1 an max que je m'étais donné ici sera nettement insuffisant pour assouvir ma soif de découverte de la Grande Bretagne.
Mais attention ! Qu'on ne se méprenne pas, je reste une latine et rêve toujours de latitudes plus ensoleillées !
Quoique, justement, voici LA première surprise réservée par Londres. Nous avons un temps magnifique. Je sais que c'est pareil en France, mais après tout ce qu'on raconte sur l'île britannique, je m'étais résignée à porter imper et bottes de pluie à l'année. Loin de là, les journées pluvieuses restent pour l'instant assez rares et nous avons plus que souvent droit à un magnifique ciel bleu.
En ce qui concerne mon installation, je travaille encore à la bijouterie Les Néréides. Ca devrait rapidement prendre fin, mais pour l'instant ils me disent de revenir le lendemain. Donc, comme on dit : "Tant que je gagne, je joue !"
Et puis il y a ma love story avec ma maison. Je m'y sens toujours aussi bien, peut-être même de mieux en mieux. Nous nous rapprochons de jour en jour avec nos collocs et c'est à peine si je n'ai pas l'impression de retrouver une famille le soir en rentrant du travail. On s'intéresse les uns aux autres, partageons les moments de doutes comme ceux de bonheur comme lorsqu'on reçoit de la visite du pays.
Je vous mets une photo prise hier soir à Picadilly Circus avec 5 d'entre eux. Elle est petite et flou mais c'est en attendant d'en avoir une mieux (pas toujours facile de se retrouver tous ensemble !)
De gauche à droite :
Ma grande copine Pam et son copain Pierre-Etienne qui est venu s'installer avec nous il y a deux semaines et qui je pense n'est pas prêt de nous quitter. Arrivé un mardi, il passait un entretien (le 1er !) le vendredi et commençait son boulot 10 jours après en tant que développeur. C'est ce qui s'appelle ne pas trainer.
Vincent, 30 ans, infographiste et type complètement déjanté. Vrai pile électrique et dessinateur plein d'humour il nous fait rire et halluciner avec ces dessins plein de génie.
Moi, dans ma splendeur londonienne lol. Avouez ! Londres me va bien ! :)
Romain, 22 ans, actuellement commis/serveur dans un grand restaurant, son vrai talent est dans le mix, le son, la vib' quoi ! On lui souhaite de percer en tant que DJ. Il nous met la banane avec ce qu'il appelle communément son "son" Attention, scratcheur de haute volée !
Rod, 22 ans, ami du dernier depuis 16 ans, se lance depuis peu de temps dans le commerce sur e-bay. Malin, calme et charmeur, on s'y attache sans pouvoir faire autrement !
Il ne manque que Delphine sur la photo, récemment arrivée à la maison, elle a pour vocation le métier de serveuse dans les grands restaurants. Elle réussi mais au prix de grosses journées de travail, ce qui nous laisse peu de temps pour la découvrir malheureusement.![]()
Voilà on a fait le tour des collocs. Mais à vous de venir les découvrir par vous même. Ils sont toujours partant pour prendre l'apéro et casser la croûte avec des copains ou de la famille de passage...
A bon entendeur !
Marionnette
23:30 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : londres, colloc
10 novembre 2006
Culottes britanniques
Ah les culottes anglaises ! Tout un programme !
Lorsque nous sommes arrivées à Londres et déjà lors de nos précédentes visites, nous sommes tombées amoureuses des rayons sous-vêtements des grands magasins londoniens.
C'est simple, il ya des culottes partout ici ! Et pas n'importe quelle culotte, la culotte de champion, c'est à dire bien large, en coton, aux imprimés bariolés et délirants, j'ai nommé le boxer féminin. Certains feront la moue et je leur réponds d'office qu'ils ont bien tord, car il n'y a rien de plus trendy à Londres que de porter ces jolis dessous colorés.
Ma collection personnelle s'allonge de semaine en semaine et je n'y résiste pas, il me faut toujours le dernier boxer coton, en dentelle, à pois, à rayure, avec des pastèques, jaune, rouge, vert... Je les veux tous ! C'est devenu une vraie passion.
Et en même temps, dur dur d'y résister, en plus d'être très mignonnes, ces petites culottes sont irrésistiblement confortables, de quoi vous faire passer le string pour le pire instrument de torture féminin.
Mesdemoiselles la messe est dites, au feu les ficelles barbares, revêtons nos shorty !
Marionnette
PS : les boutiques de Dorothy Perkins sont sans aucun doute la caverne d'Ali Baba du dessous coton, allez y jeter un coup d'oeil !
23:20 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20 septembre 2006
IKEA est là
Voilà 5 semaines que nous sommes arrivées et nous avons au compteur pas moins de 5 visites chez IKEA. C’est simple, nous y faisions déjà un tour le premier jour, pour y chercher du dépannage.
Quel merveilleux magasin. On y trouve tout, pas cher et souvent avec un design sympa. L’avantage ici, c’est que la plupart des magasins sont très accessibles en transport, le plus proche pour nous étant à 20 minutes de bus. Autant dire le bonheur pour transporter tout notre barda.
C’est qu’à chacune de ces visites, on ressort chargées comme des mulets. On se fait avoir à chaque fois. On prend un caddie au départ et on le rempli toujours très facilement. C’est une fois la caisse passée qu’on se regarde toutes les deux effrayées et qu’on passe un bon moment à chercher la manière la moins galère de nous charger, mais surtout comment faire tenir tout ce bazar jusqu’à la maison sans en perdre la moitié en chemin.
Faut pas rêver, on est quitte à chaque fois pour des ampoules, un mal de dos et une bonne suée ! Heureusement qu’on est deux et qu’on a le rire et la bonne humeur faciles.
Enfin, galère ou pas, merci IKEA.
Marionnette
09:05 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
A la redécouverte de Camden Town
A ceux pour qui Camden Town n’a qu’une vague signification, c’est un quartier où une profusion de boutiques de fringues et de chaussures se succèdent. Anciennement quartier prisé des punks, il est de plus en plus rare d’en trouver, les derniers spécimens faisant plus office de vestiges du passé que de véritables phénomènes.
Avec nos deux précédents séjours à Londres, c’était notre 4ème visites dans ce quartier au combien touristique, mais tellement sympathique. Enfin, pour le coup, on s’est trouvées bien bêtes aujourd’hui. Le soleil aidant, après un premier repérage, on a continué à se balader dans ce qu’on croyait jusqu’ici les alentours du marché. Et on y a découvert le VRAI marché de Camden. On était deux gamines dans la caverne d’Ali Baba. Nos yeux brillaient, nos doigts effleuraient, nos bouches s’exclamaient... On aurait voulu tout acheter. Plus que des fringues, on a trouvé plein de boutiques de déco, de bijoux et une multitude de stands où on aurait bien cassé la croûte si on ne l’avait pas déjà fait avant.
Du coup, on y a passé tout l’après-midi et Paméla s’est essayé au marchandage, discipline où elle a excellé : trois paires de pompes pour 50 pounds, toutes plus jolies les unes que les autres.
On a déjà hâte d’y retourner.
Marionnette
14:05 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 septembre 2006
Guanabara ou la brazilian attitude
Pour ceux qui l’ignorent encore, je bosse depuis 10 jours en tant que manutentionnaire dans une bijouterie, nommée Les Néréides. En bref, je conditionne les bijoux dans des petites boîtes pour qu’ils puissent ensuite être vendus dans de nouveaux corners self-service.
Autant vous dire que ce n’est pas très passionnant, mais quand on veut éviter le petit boulot de serveuse en arrivant à Londres, il ne reste pas masse de choix. Heureusement, je bosse avec Pam et Roland, un jeune Anglais des plus sympas.
Tout ça pour vous dire qu’hier soir, sur proposition de Tarick, notre responsable et de Roland, notre compagnon de manutention, nous les avons suivi pour « boire un verre » après le boulot, histoire de se détendre un peu après une dure semaine de boulot.
Ah le traquenard, l’embuscade, le piège ! Ils nous ont bien eu ! Nous, pas encore habituées des sorties Londoniennes, ne nous sommes doutées de rien. J’ai juste soulevé à Paméla que je trouvais bizarre l’entrée pour un pub, ou encore que je ne voyais pas trop pourquoi il y avait un vestiaire... c’est seulement une fois à l’intérieur que j’ai fini par comprendre, nous étions en boîte à 19h30. Rien de plus normal ici en fait, puisque les gens s’y retrouvent directement après les sorties de bureau, qui sont entre 17h et 17h30 pour la plupart. Ca reste tout de même assez déroutant pour les jeunes Parisiennes que nous sommes, qui à Paris, ne mettons pas un pied en boîte avant minimum 1h du mat’ sous peine de n’y trouver personne avant.
Au départ, un peu dégoûtées, parce qu’habillées hyper casual au milieu de nanas trop bien sapées, nous avons finis, après quand même deux mojitos chacune, à faire fis de tout code vestimentaire pour remuer, se secouer, tourner et surtout danser avec deux merveilleux cavaliers, Tarik et un de ses amis. Il faut dire que la musique était irrésistible car Le Guanabara, comme son nom l’indique, est un club brésilien. Tarick nous a bluffé, oubliant que nous ne connaissions rien à la salsa, il nous a appris quelques pas et nous a guidé toute la soirée. On en oubliait presque que nous n’avions jamais dansé comme ça avant.
On s’est bien promis en rentrant, qu’on réviserait nos pas devant notre miroir ce we et qu’on remettrait rapidement ça au Guanabara.
Marionnette
16:55 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 août 2006
Londres, Paris, Paimpol
Fini le clapier de Notting Hill ! Nous voilà installées à Dollis Hill, beaucoup moins chic et prestigieux, mais beaucoup moins cher !
L’installation a été fastidieuse. Il nous aura fallut 3 déménagements, 3 visites chez IKEA et un bon mal de dos pour moi, pour se sentir déjà un peu « comme à la maison ». Je n’en ai pas profité longtemps puisqu’à peine deux jours passés avec nos nouveaux collocs que je prenais déjà l’Eurostar pour la France.
Enfin, ne peut pas dire que j’ai passé les deux derniers jours avec eux, étant donné que, emploi du temps oblige, nous passons notre temps à nous croiser. Tous les 5 sont serveurs ou commis et travaillent donc très tard le soir et se lèvent vers 15h tous les jours.
Du coup, quand ils se réveillent, nous sommes souvent en vadrouille et quand ils rentrent nous sommes la plupart du temps couchées.
En revanche, ces 2 derniers jours m’ont déjà fait prendre conscience des « difficultés » de la collocation. Ceux qui me connaissent chez moi comprendront sûrement : je vis avec 5 mecs ! Tous très sympathiques, mais des mecs restent des mecs !
Pour le moment, nous ne sommes pas à plaindre, car je pense qu’ils font de gros efforts.
Malgré tout, on voit que ça n’est pas naturel et j’ai bien peur que les vielles habitudes reprennent le dessus un jour ou l’autre.
Pauvre Pam, à peine arrivées, je la laisse déjà tomber pendant une semaine. J’espère qu’elle tiendra le coup et que les bonnes dispositions de ces messieurs n’auront pas faiblies entre temps.
Me voilà donc partie pour 7 jours en Bretagne où je marie mon frère ce weekend.
C’est assez déstabilisant de revenir en France après si peu de temps passé à Londres. Je sens que le pire sera le retour dans une semaine.
En attendant, j’ai hâte de passer du temps avec ma famille au grand complet et mes amis, dans cette région que j’aime tant.
Et depuis hier soir, je profite de mon loulou, histoire de patienter un peu avant sa venue à Londres.
Marionnette
Pour vister notre maison, suivez le guide !
07:45 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 août 2006
Les premières rencontres... francophones
Autant vous dire que depuis qu’on sait qu’on va emménager dans la maison du bonheur, on compte les jours qui nous séparent de notre nouveau home sweet home.
C’est sûr que l’ambiance dans notre petite chambre de Notting Hill est légèrement moins... enfin plus... heu... moins... conviviale !
On partage une grosse maison avec une dizaine d’appartements avec 2 chambres dans chaque. Donc, de l’autre côté de notre petit couloir il y a la même petite chambre que nous, où vit Fantômas. On ne connaîtra jamais sa provenance ou son véritable petit nom... Fantômas est donc une grande brune qui quand elle est dans l’appart, passe ses journées enfermée dans sa chambre a regarder la télé et a surtout nous éviter au maximum. Nous qui rêvions de l’ambiance collocation en débarquant dans cette grande maison, on est servies ! Toutefois, ç’a son avantage puisque nous vivons la porte ouverte et avons l’impression d’avoir l’appartement pour nous seules.
Les premiers jours on s’est vite retrouvées très frustrées de ne pas faire de rencontres et c’est finalement sur Stéphanie – amie d’un pote de Pam- que nous avons déversé nos flots de paroles et notre trop plein de sociabilité réfréné depuis notre arrivée.
Stéphanie, patiente, nous a soulagé verbalement et nous a donné une mine de bons tuyaux et des conseils pour trouver des boulots. On déjeune avec elle lundi à Hyde Park... on a trop hâte !
Le lendemain, c’est Hakim, Suisse de son état que nous avons rencontré pendant une visite qui nous a emmené boire un verre dans un bar de son quartier. Même chose, il nous a donné toutes sortes d’infos intéressantes quand on débarque à Londres et qu’on s’heurte à de nouveaux « codes » encore inconnus. On a gardé précieusement son numéro en se promettant de le rappeler pour le voir à nouveau.
Bref, on nous l’avait bien dit... Londres regorge de Français et francophones en tout genre et bien qu’on souhaite les éviter par acquis de conscience, nos routes se croisent très souvent et sont, il faut bien l’avouer, souvent sources de conseils très précieux.
Marionnette12:35 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20 août 2006
Portabilisée !
Ca y est celà fait deux jours que nous avons franchi une nouvelle étape dans notre installation Londonienne : nous avons un numéro de portable anglais. Obligatoire pour trouver un boulot anglais et montrer à nos futurs employeurs que c’est pas de la blagounette, on s’installe pour de bon à Londres et pas pour deux ou trois mois.
Thierry a, bien entendu, ce numéro et se fera un plaisir de vous le transmettre. Donc n’hésitez pas à me donner un coup de trembleur si un jour vous passez sur Londres et que vous voulez me faire un petit coucou ou venir loger à la maison du bonheur.
Marionnette16:30 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19 août 2006
La maison du bonheur
Voilà 5 jours que nous sommes dans la capitale londonienne et ça me parait 5 semaines. Nous y avons déjà connu beaucoup de joie, de peur, de déception ou encore d’excitation. A peine arrivée lundi, nous avons eu le bonheur de connaître les arnaques typiques des nouveaux arrivés. Alors que nous étions juste descendues de l’Eurostar avec notre poids en bagage chacune, un charmant taxi est venu nous prêter main forte pour la modique somme de 75€ (je parle en euro pour une meilleure compréhension de tous). A savoir que nous n’avons fait que traverser le centre touristique de Londres. On faisait déjà un peu la tronche.
Une fois nos valises au pied de l’agence de location et les clefs en mains nous partions toutes contentes pour notre chambre à Notting Hill. Pour arriver à la chambre en question, nous avons pris le Tube (métro) - pas question de se refaire avoir avec un taxi - et bien évidemment fait un large détour avec, je vous le rappelle, notre poids en valises. Heureusement en bas de la maison, quelques jeunes nous ont aidé à les monter au deuxième étage où nous allions découvrir le nid loué pour 5 semaines. Et là, c’est LA grosse arnaque. Pour nos 150€ par semaines chacune, nous découvrons une chambre de 7m² sale, qui pue le tabac froid avec deux lits superposés qui brinqueballent à chaque mouvement d’orteil. Grosse déception. Il a fallut s’y installer tant bien que mal, filer au IKEA le plus proche pour acheter de la vaisselle et des draps propres (il faut voir ce qu’on nous a fourni) et faire le ménage jusqu’à minuit le premier soir pour pouvoir prendre une douche digne de ce nom, au milieu de ce gîte à gorets. Bref, notre premier jour fut plein de doutes. Que faisions-nous là ? Aurions-nous assez d’argents pour tenir le temps de trouver du boulot ? Nous plairions-nous un jour ? Le moral était malmené.
Les jours suivants, nous avons été régulièrement au centre d'accueil des Francais Charles Peguy en axant nos recherches essentiellement sur le logement. Il était inconcevable que nous démarrions un travail en habitant cette chambre où nos vêtements n’ont pu quitter nos valises faute de place. On a d’abord essayé de changer de logement provisoire auprès de notre agence, mais ce qu’on nous a montré était tout aussi accueillant. On est donc retourné à l’agence, avons pesté sur les conditions de logement, râlé sur le manque de sécurité du lit et rencontré celui dont nous avions du mal à croire en l’existence : l’homme de ménage ! Autant vous dire que nous lui avons expressément conseillé de changer de métier.
Le préavis posé pour le lundi 28 et 100€ euros chacune plus loin (bah oui pour passer d’un séjour de long terme à un court terme ils nous ont demandé de mettre au bout), nous avons visité plusieurs appartements. Souvent les quartiers étaient supers sympas (pour ceux qui connaissent : Holloway Road, Canada Water, Maida Vale, Queen’s Park...) mais les chambres étaient au choix : petites, sans meuble, sales, sombres, glauques, moches... et j’en passe !
Jusqu’à ce que hier nous arrivions à Dollis Hill. Quartier moyennement attractif, tres cosmopolite avec une majorité d’indiens donc assez calme et sur la ligne la plus rapide et sûre de Londres : la Jubilee Line. Tout ça à 20 minutes du centre de Londres. On fait un tour rapide et on se rend compte que l’adresse indiquée sur le papier est à 4 minutes à pied du Tube. Autant dire, assez rare à Londres. La maison n’est pas moche, mais hideuse. On reste perplexes avant de sonner en se disant que c’est encore une super grosse déception et on a surtout envie de partir en courant. Vincent, que j’avais eu au téléphone la veille nous ouvre la porte et nous amène dans le salon où nos futurs colocataires et celles que nous remplaçons nous attendent. L’intérieur de la maison nous surprend. Elle est sur deux niveaux mais compte 7 chambres de tailles raisonnables et un petit living. Vincent nous guide de pièce en pièce et nous découvrons : une belle cuisine équipée (lave-linge ET lave-vaisselle) qui donne sur un petit jardin avec une belle table en bois et deux bancs pour les repas conviviaux entre colloc’ 2, 2 petites salle de bain et surtout une maison très propres et une super ambiance. Les chambres proposées nous ont fait rêver par rapport à toutes celles proposés par d’autres loueurs : nickelles, lumineuses et joliment meublées.
On discute, leur dit qu’on se trouve un peu bêtes de partager une maison avec que des Français à Londres et on quitte la maison en leur promettant de leur donner une réponse le lendemain matin. En revenant dans notre mansarde de Notting Hill on refaisait déjà la déco de nos chambres et on s’imaginait tout le bon temps qu’on serait amené à partager avec eux.
Nous avons donc rencontré 3 des 4 garçons avec qui nous partagerons la maison en attendant une 7ème personne et nous avons craqué. Ils nous ont tous parut super sympas et des mecs très bien. On a quand même été aux autres visites prévues hier soir et ce matin, mais après des chambres sales qui puent et une autre où les souris sont chez elles, on les a rappelé pour leur dire qu’on acceptait avec un immense plaisir leur proposition et que nous arriverions dans une semaine. Voilà ! On aura mis 4 jours pour trouver la maison du bonheur à Londres. Le quartier n’est pas super, mais nous sommes très rapidement dans le centre et on en est quasi-sûres : on se sentira bien chez nous.
Marionnette
21:05 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 août 2006
Sur place
Bonjour a tous,
nous voila a Londres depuis hier midi et le premier coup de blues s'est deja fait ressentir.
Nous logeons a Notting Hill dans une maison avec appartements a partager et notre chambre est assez glauque. Du coup nous esperons changer rapidement.
Le temps est tres moyen mais il ne pleut pas. C'est deja ca !
Cette aprem, c'est balade sur Bond Street et Hyde Park en fin de journee, car les assos francaises sont fermees aujourd'hui.
Cette fois nous mangeons bien et entamons meme un regime a 2.
Sinon, pour ceux qui ne le savent pas encore, j'arrete de fumer et je tiens bien depuis hier en machouillant mes nicorette.
Thierry me manque deja et je me rends compte a quel point ca va etre dur d'attendre pour le voir.
Je vous embrasse tous.
Marionnette
13:30 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 août 2006
Entre Londres et Paris
Ca y est... me voilà à quelques heures du départ puisque je prends l'Eurostar demain à 12h19.
Plein de choses se mélangent dans ma tête. Une nouvelle vie commence pour moi et je ne réalise absolument pas. J'ai tant désiré ce départ et m'y voilà. Cette fois c'est la bonne, demain j'emmène avec moi une part de ma vie et je vais la construire plus loin, sans Thierry, sans vous et en même temps, c'est comme si un peu de chacun de vous partait avec moi.
Il y a 4 ans je vivais à Toronto, demain à Londres et après-demain ? Madrid ? Lisbonne ? Rio ? Je ne sais pas et je crois que c'est ce que je préfère dans la vie que j'ai choisi. Aller le nez au vent, découvrir un nouvel endroit, faire de nouvelles rencontres et recommencer.
Aujourd'hui, je pars heureuse, en sachant que j'ai beaucoup de chance d'être entourée par autant de merveilleuses personnes qui m'ont depuis plusieurs semaines témoignées tant d'amitié et de soutien.
Merci à tous et à bientôt entre Londres et Paris.
Marionnette
18:30 Publié dans Londres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note